Achetons-nous encore des histoires… ou de beaux livres ? 📚✨
J’aime les beaux livres. Une belle couverture attire mon regard, un ouvrage soigneusement travaillé est agréable à posséder et je comprends parfaitement le plaisir de collectionner de magnifiques éditions.
Pourtant, depuis quelque temps, quelque chose m’interroge.
Jaspages, dorures, reliés, illustrations, éditions collector, coffrets…
Sur les réseaux sociaux, l’objet-livre semble parfois prendre une place presque aussi importante — voire davantage — que l’histoire qu’il contient.
Une abonnée m’a d’ailleurs dit un jour que mes livres seraient encore plus beaux avec des jaspages et que cela lui donnerait davantage envie de les acheter.
Et cette remarque m’est restée.
À quel moment l’apparence d’un livre est-elle devenue capable de déterminer notre envie de découvrir son histoire ?
Je ne pense évidemment pas qu’aimer les beaux livres signifie ne pas aimer lire. On peut être passionné de littérature et collectionner de superbes éditions. ❤️
Mais personnellement, j’aimerais que la beauté du livre reste l’écrin de l’histoire, et que l’histoire ne devienne jamais le prétexte pour acheter l’écrin.
D’autant que toutes ces finitions ont un coût. Un coût financier, forcément, alors même que nous nous interrogeons beaucoup sur le prix des livres. Mais aussi une matérialité et un impact environnemental : papier, encres, façonnage, finitions, transport… Un beau livre ne naît pas par magie. 🌱
Alors oui : si je peux avoir une merveilleuse histoire dans un magnifique ouvrage, je prends les deux. 😂
Mais s’il fallait choisir ?
Je choisirais toujours l’histoire.
Parce qu’un jaspage peut me donner envie de regarder un livre.
Ce sont ses personnages, son univers et les émotions qu’il m’a fait vivre qui me donneront envie de m’en souvenir. ❤️
Et vous ? 📖
Lorsque vous achetez un livre, quelle place son apparence occupe-t-elle réellement dans votre décision ?
🍂 L’Instant Aparté — Lise Beth
Ajouter un commentaire
Commentaires